Nutrition

Comprendre la diversification alimentaire en 5 minutes

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Pour les parents comme pour le bébé, la diversification alimentaire est une étape délicate. Plus qu’un simple éveil du goût, c’est un changement important dans la vie des nourrissons. Il aura à découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles odeurs ainsi que de nouvelles textures, sans parler des couleurs. La diversification alimentaire n’est pas dangereuse en soi. En effet, le plus dur est d’appréhender la réaction du bébé. Pour aider les parents à se préparer comme il se doit aux différentes phases, nous avons pris le temps de créer ce petit dossier. En seulement 5 minutes, vous comprendrez l’enjeu de la diversification alimentaire et les grandes étapes. Nous ne manquerons pas également de préciser l’âge idéale pour introduire de nouveaux aliments chez le nourrisson.

Définition

D’une manière générale, la diversification alimentaire est la quête de saveurs autres que le lait maternel. Comme nous le savons tous, les quatre premiers mois suivant la naissance, le lait infantile est la nourriture exclusive du bébé. À cet effet, il convient de préciser que le lait infantile est soit le lait maternel soit le lait de vache. Les parents doivent recourir à la deuxième méthode lorsque la mère ne peut pas allaiter normalement.

Tel que son nom l’indique, la diversification alimentaire revient à varier la nourriture du bébé. En d’autres termes, celle-ci ne se limitera plus au lait. Un large choix d’aliments s’offre aux parents. Néanmoins, ils doivent se parer à d’éventuels risques d’allergie et d’intolérance. La maladie de cœliaque, aussi connue sous le nom d’intolérance au gluten, est l’une des plus populaires. Elle touche de nombreux bébés âgés de 6 mois. Il faut d’ailleurs admettre que les polémiques sur cette protéine persistent toujours, et ce, depuis quelques années.

La diversification alimentaire peut également être considérée comme étant le passage d’un régime alimentaire à base de lait à un autre régime à base d’aliments solides. Ici, on fait principalement référence aux céréales, aux fruits, aux légumes, au poisson et à la viande. Il s’agit d’une étape cruciale dans la vie du bébé, car il va découvrir petit à petit l’alimentation d’un enfant, puis celle de l’adulte. Il est important de retenir que cette phase doit se faire de manière progressive.

Aucune règle n’impose la date de début de la diversification alimentaire. L’astuce est d’être attentif aux changements de comportement du bébé. Parmi les plus courants, on cite l’insuffisance du lait maternel et l’augmentation de l’appétit. Il n’est pas rare que le nourrisson réclame de la nourriture même tard dans la nuit. Certains nouveau-nés doublent également leurs poids de naissance.

Pourquoi diversifier l’alimentation du bébé ?

La diversification alimentaire est une étape que bon nombre de parents redoutent. En effet, le changement de régime alimentaire peut constituer un danger pour le bébé et sa santé, d’autant qu’il est impossible de prévoir ses réactions. Les allergies ne sont pas les seuls risques. Il se peut aussi que le bébé vomisse ou fasse une crise d’urticaire. La diarrhée n’est également pas à exclure de la liste, en plus des problèmes de digestion et d’intolérance.

Malgré les incommodités, la diversification alimentaire reste un passage obligatoire dans la vie du bébé. Elle contribue activement au développement de ses capacités cognitives ainsi qu’à sa maturation neurosensorielle. Comme expliqué précédemment, la diversification alimentaire permet au nourrisson de connaître de nouveaux plats. Durant un an environ, il aura l’occasion de tester plusieurs saveurs et de découvrir des nouvelles textures et couleurs.

Lors de la diversification alimentaire, le bébé apprend à mastiquer les aliments dans sa bouche et à s’habituer à un régime diversifié. À un certain moment, il devra aussi apprendre à porter les différents types d’aliments à sa bouche. De quoi renforcer ses capacités motrices. Il est de ce fait important de s’adapter à son rythme. Les diététiciens-nutritionnistes recommandent souvent aux parents d’y aller doucement en présentant au bébé un nouvel aliment par jour. Cependant, il faut respecter une certaine chronologie, sans quoi des risques de trouble du comportement alimentaire peuvent apparaitre. Pour faire simple, plus la diversification alimentaire est retardée, plus le bébé sera moins réceptif aux nouvelles saveurs. Dans ce cas-là, les parents auront de sérieuses difficultés étant donné que le nourrisson n’a pas été habitué à d’autres régimes dès son plus jeune âge.

L’âge idéal pour diversifier l’alimentation du bébé

Comprendre la diversification alimentaire en 5 minutesAlors que d’autres parents préconisent la diversification alimentaire du bébé vers le cinquième mois, la majorité des médecins et des spécialistes se sont mis d’accord sur un point : le quatrième mois est le moment le plus propice. En effet, à cet âge, l’intestin du nourrisson est suffisamment développé pour accueillir et digérer certains aliments. Il en est de même pour ses fonctions rénales et gastriques. Des études prouvent également qu’à partir du quatrième mois, le lait maternel ne satisfait plus les besoins nutritionnels des nourrissons.

Les chercheurs ont néanmoins mis l’accent sur un point crucial : la diversification alimentaire doit débuter entre le quatrième mois et le sixième mois. Au-delà de cette fenêtre, le bébé est fortement exposé à des risques de réaction allergique. Les risques seront d’autant plus élevés en cas de diversification précoce. Cela provoque également la diminution de la quantité de lait dans l’alimentation du bébé, ce qui accroît les risques de carence en fer, en acides gras et en calcium. Ces trois éléments sont indispensables au développement du bébé. Pour information, le calcium joue un rôle non négligeable dans sa croissance osseuse. Les acides gras, quant à eux, contribuent activement au développement de son cerveau. Le renforcement du système immunitaire est un avantage que l’on attribue au fer.

Il convient également de rappeler que les risques d’intolérance surviennent après le septième mois. Tel est notamment le cas du gluten. Cette protéine est présente dans presque toutes les céréales infantiles.

Comment faire ?

Quand on est parent pour la première fois, il est tout à fait normal de paniquer lorsque vient l’étape de la diversification alimentaire. Même après un deuxième enfant, on a toujours du mal à s’adapter. Et les risques d’allergie et d’intolérance n’arrangent guère la situation. Il faut d’ailleurs admettre que les premières semaines sont les plus difficiles.

En principe, la diversification alimentaire s’étale sur une année. Ainsi, votre enfant et vous aurez largement le temps de vous y habituer. En revanche, le lait doit impérativement être inclus dans le régime alimentaire jusqu’à ce l’enfant ait atteint plus de 3 ans. Son développement en dépend grandement.

Pour que la diversification alimentaire ne présente aucun danger pour la santé du bébé, il est préférable d’ajouter les aliments par degré. De manière plus explicite, intégrez un aliment différent par jour au régime de votre nourrisson. Bien évidemment, vous lui donnerez du lait matin, midi et soir que vous additionnerez avec un autre aliment. L’idéal serait de commencer par de la nourriture mixée ou en purée. Les céréales, les légumes et les fruits comme la banane ou l’orange sont d’excellents candidats. On ne peut que vanter l’impact positif que ces denrées ont sur le bien-être des bambins. Durant chaque étape, assurez-vous que les aliments respectent le goût de votre bébé. Même à l’âge de 4 mois, il est parfaitement capable d’identifier les produits qu’il préfère et ceux qu’il n’apprécie pas. Si votre bout de chou n’aime pas les purées de pomme de terre, inutile de le forcer davantage après deux ou trois tentatives. Il en va de même pour les fruits et les aliments lactés, tels que le fromage et le yaourt. Ce qu’il faut surtout comprendre, c’est que la diversification alimentaire représente une nouvelle expérience pour le nourrisson. Il faut lui laisser le temps de se familiariser avec les différents aliments et de trouver ses marques. Bref, soyez patient envers les prunelles de vos yeux.

Petit focus sur les grands groupes d’aliments

En tout, on recense six grands groupes d’aliments. Ils ont été classifiés selon leurs composants nutritionnels. Vous vous demandez quel est le rapport avec la diversification alimentaire. Et bien la réponse est simple : la diversification alimentaire ne cantonne pas seulement à l’ajout d’autres éléments dans le repas du bébé. Elle vise également à l’initier à une alimentation saine et équilibrée. C’est vital pour sa croissance et sa santé.

Les produits laitiers appartiennent au groupe I. Ils sont extrêmement riches en vitamines, en protides, en calcium, en lipides et en phosphore. Il est à préciser que le fromage, le yaourt et le petit-suisse entrent dans cette catégorie. Le groupe II comprend les viandes, les poissons et les œufs qui se démarquent de par leur forte teneur en fer et en protéines. S’ensuivent les céréales, les légumes secs, les farineux et les pommes de terre qui correspondent au groupe III. Les glucides et les protides végétaux sont présents en grande quantité dans ces aliments. Dans le groupe IV, on a les légumes et les fruits qui contiennent majoritairement de la vitamine C, des glucides et des minéraux. Les matières grasses, comme les huiles végétales et le beurre, font partie du groupe V. Par essence, ils sont riches en lipides animales et végétales. Les produits sucrés viennent clore la liste. Ils constituent le groupe VI. Ils sont essentiellement composés de glucides. Les produits sucrés sont souvent omis par les spécialistes alors qu’ils forment un groupe d’aliments à part entière. À ce propos, il convient de préciser que le sucre n’est nullement nocif pour le bébé du moment qu’il le consomme avec parcimonie.

Les étapes à ne surtout pas manquer

Pour l’heure, il n’y a ni règle ni ordre spécifique à respecter lors de la diversification alimentaire. Cependant, il est de mise de suivre une certaine étape. Le but étant de faciliter la digestion du bébé. Rassurez-vous, le processus n’est pas si difficile à retenir.

À partir du quatrième mois, 5 tout au plus, vous devez réduire petit à petit la ration de lait maternel et la remplacer par des produits laitiers. Les fromages fondus sont à éviter jusqu’à ce le bébé ait 9 mois.  L’introduction des légumes et des fruits sont possibles dès le cinquième mois, mais sous la forme de purée. À partir du neuvième mois, le bébé est disposé à manger de la nourriture mixée et/ou écrasée. Après un an, il vous suffit de les couper en morceaux.

Tout comme les fruits et les légumes, l’ajout des céréales infantiles est envisageable dès lors que le bébé atteint son cinquième mois. Par contre, pour réduire les risques d’intolérance, préférez les céréales sans gluten. Les purées de pomme de terre sont également les bienvenues dans l’assiette du tout-petit. En ce qui concerne les viandes, vous pouvez en donner à votre bébé dès l’âge de 6 mois. Par contre, il faudra porter une attention particulière au dosage, soit 10 grammes par jour jusqu’au neuvième mois. Pour une meilleure digestion, les viandes devront aussi être mixées. L’introduction des œufs ne doivent se faire que vers l’âge de 7 mois et encore, il faut respecter une quantité maximale de ¼ par jour.  Les produits sucrés, pour leur part, ne peuvent être inclus dans le régime alimentaire du bébé qu’après 18 mois et seulement lors du goûter.

Comme ce qui a été dit précédemment, aucune réglementation ne vous impose de suivre à la lettre cette chronologie. En effet, le rythme d’adaptation varie d’un bébé à un autre.

Nos conseils d’expert

Lors de la diversification alimentaire, le choix des aliments et l’établissement du régime alimentaire doivent tenir compte de certains paramètres. Le pays, les habitudes alimentaires de la famille et les conditions socioculturelles en font partie. La preuve, la notion de diversification alimentaire n’en finit pas d’évoluer. Étant bébé, nous sommes tous passés par cette étape, raison de plus pour comprendre nos bouts de chou. En effet, pour une diversification alimentaire réussie, les règles de base à respecter sont simples. Il ne faut jamais mélanger les aliments sucrés et salés. Offrez à votre bambin un aliment à la fois lors de ses repas. En cas de refus, vous pouvez insister, mais en aucun cas le forcer. Pensez aussi à ajuster la texture de chaque aliment en fonction de son âge.

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